La Traversée
L'humanité a fui un berceau perdu et traversé l'obscurité pour atteindre ce qui est aujourd'hui l'Ethereal Expanse. Aucun document n'a survécu pour nommer ce berceau ou expliquer sa chute — seulement qu'il est tombé, et que les manifestes transportés à travers le vide ne s'accordent toujours pas sur les raisons de cette chute. Ce désaccord n'est pas un mystère en attente de réponse. C'est le fait le plus ancien de l'Expanse, et chaque vaisseau qui a fait la traversée le porte encore, non résolu.
L'humanité a fui un berceau perdu et traversé l'obscurité pour atteindre ce qui est aujourd'hui l'Ethereal Expanse. Aucun document n'a survécu pour nommer ce berceau ou expliquer sa chute — seulement qu'il est tombé, et que les manifestes transportés à travers le vide ne s'accordent toujours pas sur les raisons de cette chute. Ce désaccord n'est pas un mystère en attente de réponse. C'est le fait le plus ancien de l'Expanse, et chaque vaisseau qui a fait la traversée le porte encore, non résolu.
Un berceau sans nom
Le berceau n'était même pas le premier monde de l'humanité. Des siècles de diplomatie interstellaire se tenaient déjà derrière la flotte avant même que la Traversée ne commence, ce qui veut dire que tout ce qui a précédé le berceau est perdu lui aussi, replié dans le même silence. Rien ici n'est un vide en attente d'être comblé. C'est la forme que ce récit a toujours été destiné à prendre : une archive aux pages manquantes, transportée par des gens qui ne s'accordent plus sur ce qui y était écrit.
Un convoi, pas une flotte
La Traversée n'a jamais été une fuite purement Humaine. C'était un convoi de déplacés — des équipages humains, Khareth et Dralvok à bord des mêmes vaisseaux, parce que la diplomatie de l'humanité, antérieure à l'exode, est précisément ce qui a placé les deux autres peuples là dès le départ. Chaque station légale de l'Expanse répond encore de cette origine : dirigée par des Humains, mais amenée à l'existence par trois peuples qui n'ont jamais eu besoin d'un traité pour voyager ensemble.
L'argument à bord
Autre chose a traversé avec le convoi, en plus de ses passagers : un désaccord sur ce à quoi devait servir l'autre côté de la traversée. Il n'avait encore ni bannière ni nom — seulement un argument transporté dans les mêmes cales que les manifestes, sur la question de savoir si l'arrivée devait signifier l'arrêt, ou ne rien signifier du tout. Cet argument ne deviendrait deux puissances organisées qu'une fois les vaisseaux posés de l'autre côté de l'obscurité, à la Fermeture des Portes.